Mon corps me lâche

Hier soir, j’ai eu de la fièvre. Deux dolipranes et au lit, j’avais cours le lendemain. Mais j’aurais dû me douter de la suite.

Ce matin, impossible de dormir, impossible de se lever. Mon corps ne répondait plus, j’étais épuisé, j’ai passé ma matinée à somnoler. Le ciel est gris aujourd’hui, il fait un peu plus humide que d’habitude. C’est peut-être à cause de ça.

Tout mon corps crie de douleur. Mes genoux et mes coudes sont comme engourdis, ils brûlent ; mes poignets protestent alors que j’écris ces mots, comme s’ils s’étaient tordus durant la nuit, une vilaine douleur sourde. Je ne peux plus rire, plus respirer correctement, mes côtes et vertèbres menacent de s’échapper à chaque sollicitation ; les muscles de tout mon corps sont au garde à vous, tendus comme jamais. Dans tous mes tendons courent des éclairs de douleur, ils jouent à qui le premier m’arrachera une larme. Un monstre de métal enserre ma tête, glisse le long de ma nuque et plante ses griffes dans mon cou. J’ai mal.

Sur ma table de chevet gise une ampoule  d’Accupan, vide.

J’attends qu’elle m’endorme.

J’attends que la douleur passe.

J’attends de reprendre le contrôle de mon corps.

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